Selon les dernières prévisions macroéconomiques publiées par la Commission européenne , l’ économie belge devrait connaître un ralentissement significatif en 2025, avec une croissance attendue à 0,8 %. Ce ralentissement est principalement imputable à l’incertitude mondiale accrue et à l’affaiblissement des exportations, qui ont freiné la demande extérieure et l’activité d’investissement. Le rapport prévoit une reprise modeste en 2026, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) en légère hausse à 0,9 %.

Cette hausse attendue est soutenue par une amélioration progressive des conditions économiques extérieures, même si les difficultés intérieures devraient persister. L’inflation devrait diminuer par rapport à ses niveaux actuels, atteignant 2,8 % en 2025 et diminuant encore à 1,8 % en 2026. Cette tendance à la baisse est liée à l’atténuation des pressions sur les prix des biens industriels et de l’énergie. Malgré l’atténuation de l’environnement inflationniste, le rapport met en garde contre la persistance des tensions budgétaires. Le déficit public devrait augmenter en raison de la hausse des dépenses publiques, notamment dans les secteurs liés au vieillissement de la population, aux engagements en matière de défense et à la hausse des obligations d’intérêts.
La dette publique devrait poursuivre sa trajectoire ascendante parallèlement à ces pressions budgétaires. La croissance économique en 2024 s’est établie à 1 %, largement soutenue par une consommation privée résiliente. Malgré un pouvoir d’achat affaibli, les ménages ont maintenu leurs niveaux de dépenses. La croissance de l’investissement est restée modérée, et les exportations comme les importations ont enregistré des baisses. Toutefois, les exportations nettes ont légèrement contribué à la croissance globale. Au premier trimestre 2025, le PIB a progressé de 0,4 % en glissement trimestriel, ce qui indique une certaine stabilité avant le ralentissement prévu.
Français La demande intérieure devrait perdre de son élan tout au long de 2025, avec un nouveau ralentissement prévu pour 2026. Le ralentissement de la croissance de l’emploi et la baisse de confiance des consommateurs devraient freiner la consommation privée. En conséquence, le taux d’épargne des ménages ne devrait que légèrement baisser, s’établissant à environ 12,6 % du revenu disponible d’ici 2026. L’investissement devrait croître modestement, avec une hausse de 0,5 % en 2025 et de 1,2 % supplémentaire en 2026. Si l’activité de construction devrait se développer, l’investissement plus large en équipement devrait rester modéré dans un contexte d’incertitudes externes persistantes.
L’un des principaux facteurs pesant sur les exportations est la mise en œuvre de nouveaux droits de douane américains, qui touchent particulièrement les machines, les équipements de transport et le secteur pharmaceutique, bien que ce dernier en ait été exempté jusqu’alors. Les exportations devant se contracter plus fortement que les importations en 2025, les exportations nettes devraient contribuer négativement à la croissance globale. Cependant, les exportations et les importations devraient rebondir en 2026, portées par une légère amélioration de la conjoncture économique mondiale. – Par le bureau de presse de MENA Newswire .
